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la ballade

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la ballade

Message par Myrrha le Mar 1 Fév 2011 - 14:56

Il y a deux sorte de ballades : la grande et la petite
La première ou grande ballade s'écrit en 35 vers de 10 pieds (ou syllabes)
séparés en trois dizains (strophe de dix vers) et un quintil, (strophe de 5 vers) qu'on appelle l'envoi.
la césure dans chaque vers se fait classiquement (4/6)
Et l'envoi commence toujours par l'apostrophe à une personne "Prince, Sire, ..."
Enfin, elle utilise 4 rimes disposées ainsi:
ABABBCCDCD
Sauf pour l'envoi qui n'utilise que les deux dernières rimes:
CCDCD


La seconde ou petite ballade emploie des vers de huit syllabes (huitains) l'envoi, qui correspond à une demi-strophe est donc dans ce cas un quatrain
la petite ballade n'utilise que trois rimes disposées ainsi:
ABABBCBC
et l'envoi devient
BCBC

Dans tous les cas
Le dernier vers de toutes les strophes est le même, c'est un refrain.
L'envoi commence presque toujours par "Prince, ou un nom de destinataire.

François Villon a écrit de nombreuses ballades comme
la ballade des pendus,
la ballade contre les ennemis de la France
ou la ballade pour prier notre Dame (grandes ballades)
et encore
la ballade des menus propos
la ballade des dames du temps jadis (petites ballades)

Ballade des Dames du temps jadis

Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d'antan ?

Jusqu'au dix-huitième siècle, on ne vit plus beaucoup de ballades... Vigny a bien écrit "la ballade à la lune" , mais elle ne respecte aucunement la règle (ce qui n'empêche que c'est un très beau poème que vous pouvez lire ici)
Et depuis le dix-neuvième siècle, on en revoit parfois, comme avec Théodore de Banville par exemple

"Ballade aux Enfants perdus" de Th . de Banville (1823–1891)

Je le sais bien que Cythère est en deuil!
Que son jardin, souffleté par l'orage,
O mes amis, n'est plus qu'un sombre écueil
Agonisant sous le soleil sauvage.
La solitude habite son rivage.
Qu'importe! allons vers les pays fictifs!
Cherchons la plage où nos désirs oisifs
S'abreuveront dans le sacré mystère
Fait pour un choeur d'esprits contemplatifs:
Embarquons-nous pour la belle Cythère.

La grande mer sera notre cercueil;
Nous servirons de proie au noir naufrage,
Le feu du ciel punira notre orgueil
Et l'aquilon nous garde son outrage.
Qu'importe! allons vers le clair paysage!
Malgré la mer jalouse et les récifs,
Venez, partons comme des fugitifs,
Loin de ce monde au souffle délétère.
Nous dont les coeurs sont des ramiers plaintifs,
Embarquons-nous pour la belle Cythère.

Des serpents gris se traînent sur le seuil
Où souriait Cypris, la chère image
Aux tresses d'or, la vierge aux doux accueil!
Mais les amours sur le plus haut cordage
Nous chantent l'hymne adoré du voyage.
Héros cachés dans ces corps maladifs,
Fuyons, partons sur nos légers esquifs,
Vers le divin bocage où la panthère
Pleure d'amour sous les rosiers lascifs:
Embarquons-nous pour la belle Cythère.

Rassasions d'azur nos yeux pensifs!
Oiseaux chanteurs, dans la brise expansifs,
Ne souillons pas nos ailes sur la terre.
Volons, charmés, vers les Dieux primitifs!
Embarquons-nous vers la belle Cythère.



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(1978) Celle qui m'a changé de vie

Message par Thunderbird le Mar 1 Fév 2011 - 15:56

Celle qui m'a changé de vie



Celle qui m'a changé de vie,
Je veux rester dans son regard,
Car ma vie d'errance est finie,
De solitude et de départs.
Notre jardin connaît nos coeurs,
C'est le but de nos seuls voyages,
C'est un ciel ouvert au vogueur
Quand l'amour fait rage.


Mon âme qui était flétrie
Et qui semblait d'un vieux routard
Ne s'endort plus dans les prairies,
Dans les temples, ni dans les bars ;
Bien sûr, j'ai cultivé des fleurs...
Mais j'aime mieux nos jardinages
De grands câlins et de bonheur
Quand l'amour fait rage.

Nous sommes deux anges qui prient,
Non pas au ciel, mais au plumard.
Nous sommes deux gamins qui rient,
Arrivant à l'école en r'tard...
Et plus rien ne nous fera peur :
J'ai mon courage et ton courage
Et ceux de tous les autres coeurs
Où l'amour fait rage.

Princesse, un pauvre chercheur
Maladroit de son langage
Te doit ce mot de valeur :
Que l'amour peut être rage.

************************************************


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Re: la ballade

Message par Myrrha le Mar 1 Fév 2011 - 18:53

C'est toi qui a écrit ça? C'est très joli! (C'était pour Curare?)
Mais les poèmes perso, c'est mieux de les mettre dans les rubriques adéquat!

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Re: la ballade

Message par Thunderbird le Mer 2 Fév 2011 - 10:31

J'ai mis cet exemple en "ballade", ainsi que le suivant :



Ballade des linguistes du temps jadis

Dictes moy ou, n'en quel Estat
Est Platon, le premier linguiste,
Et tels que ne cognoyssez pas,
Ou fameux (tel fut Benveniste),
Tant de sçavans dont bruyct on mayne
En troquets bons jours degastans,
Qui science firent humaine,
Mais ou sont les theses d'antan?

Ou est le sage apostollat
Pour qui pauvre fut, et non triste,
Plus d'ung docteur et candidat,
Par amour d'estude il persiste;
Semblablement, ou est l'arene
De cilz combats ou l'impetrant
Cuydoit etre en ung sac en Saine?
Mais ou sont les theses d'antan?

Le ciel platonicque ou monta
Maint grand prescheur (et non sophiste)
Estoit-il donc en ce tems-la
Ouvert a des maraboutistes?
Et lors de sa queste seraine,
Gulliver alloit-il citant
Escritures linguiputiennes?
Mais ou sont les theses d'antan?

Princesse, au canart qu'on enchaine,
En ton album contrepettant,
Bien! Je l'ay dict, l'autre sepmaine:
Mais ou sont les theses d'antan?
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