Google +1
Moteur écolo
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 69 le Sam 15 Oct 2016 - 22:54
Derniers sujets
» Vicomtesse azurée
Hier à 20:02 par Thunderbird

» Si je criais ici...
Hier à 13:25 par Fugitive

» Me revoilà ici..
Hier à 13:10 par Fugitive

» Rien d'autre...
Hier à 12:18 par Geno l'oiselle

» J'imagine
Hier à 11:53 par verimo

» En voletant...
Hier à 11:51 par Fugitive

» Rubaiyat métaphysiques
Hier à 11:38 par Thunderbird

» Couleurs!
Hier à 11:26 par verimo

» Ange...
Hier à 10:52 par verimo

» haïku d'hiver
Hier à 10:52 par Thunderbird

» J'ai revu ce matin...
Hier à 10:51 par Fugitive

» Images passagères. ..
Hier à 10:47 par Fugitive

» Oenophores
Mer 21 Fév 2018 - 12:57 par Thunderbird

» Saint Poziom
Mar 20 Fév 2018 - 23:22 par Thunderbird

» Jeux de maux...
Lun 19 Fév 2018 - 14:40 par Fugitive

» Sirène. ..
Dim 18 Fév 2018 - 22:26 par Fugitive

» Terres lointaines...
Dim 18 Fév 2018 - 22:24 par Fugitive

» Yat Kha ( ahoi version live )
Ven 16 Fév 2018 - 9:57 par ibiscus

» Ki&Ki
Jeu 15 Fév 2018 - 23:53 par ibiscus

» Yat Kha
Jeu 15 Fév 2018 - 23:41 par ibiscus

» Hanggai
Jeu 15 Fév 2018 - 18:04 par °_Le Fou_°

» Nine Treasures
Mer 14 Fév 2018 - 21:33 par °_Le Fou_°

» Lion-girafe de sinople
Mer 14 Fév 2018 - 12:06 par Thunderbird

» St Valentin. ..
Mer 14 Fév 2018 - 11:29 par Thunderbird

» Tengger Cavalry
Mer 14 Fév 2018 - 10:07 par ibiscus

» Ami...
Mer 14 Fév 2018 - 9:55 par ibiscus

» Fête des fous
Mer 14 Fév 2018 - 0:50 par Stahlder

» Dragon-girafe de gueules
Mar 13 Fév 2018 - 13:03 par Thunderbird

» Un guitare. ..
Mar 13 Fév 2018 - 12:24 par Fugitive

» Entends-tu ?
Mar 13 Fév 2018 - 10:48 par Thunderbird

» Errance du charpentier
Lun 12 Fév 2018 - 16:59 par ibiscus

» Tonneau d’or et de gueules
Lun 12 Fév 2018 - 12:55 par Thunderbird

» Dame du crépuscule
Lun 12 Fév 2018 - 11:09 par ibiscus

» Et si...
Lun 12 Fév 2018 - 10:49 par ibiscus

» Souffrance désespérance. ..
Dim 11 Fév 2018 - 11:24 par ibiscus

» Nous nous retrouverons.
Dim 11 Fév 2018 - 11:17 par ibiscus

» Trois beaux oiseaux de sinople
Dim 11 Fév 2018 - 6:21 par verimo

» Écaillant la lagune.....
Dim 11 Fév 2018 - 5:53 par verimo

» Ludovicus Leo
Sam 10 Fév 2018 - 10:39 par Myrrha

» Cordon sensible
Ven 9 Fév 2018 - 11:45 par ibiscus

» Les vibrations s’honorent...
Jeu 8 Fév 2018 - 21:37 par °_Le Fou_°

» Neige de Lutèce
Jeu 8 Fév 2018 - 19:53 par Geno l'oiselle

» Rainette azurée
Mar 6 Fév 2018 - 20:41 par Stahlder

» Pic de gueules
Mar 6 Fév 2018 - 11:59 par Thunderbird

» Dame de Hastings
Lun 5 Fév 2018 - 17:00 par Myrrha

» Rêves bleus...
Lun 5 Fév 2018 - 16:10 par Fugitive

» Dame des landes
Lun 5 Fév 2018 - 12:13 par Thunderbird

» Fable au sablier
Dim 4 Fév 2018 - 19:13 par Myrrha

» Il fut un temps, il est, il sera
Dim 4 Fév 2018 - 18:09 par Thunderbird

» Trois faucilles de gueules
Dim 4 Fév 2018 - 16:44 par Myrrha

» Hommage à un jeune poète du passé
Dim 4 Fév 2018 - 15:51 par Myrrha

» Ton courage est mon courage
Dim 4 Fév 2018 - 15:43 par Myrrha

» Hue ! Topie
Dim 4 Fév 2018 - 15:37 par Myrrha

» Souvenir d'un temps où Rimbaud me subjuguais
Dim 4 Fév 2018 - 15:34 par Myrrha

» Mirador...
Dim 4 Fév 2018 - 14:48 par Fugitive

» Les mots désillusion. ..
Sam 3 Fév 2018 - 15:56 par Myrrha

» Berceuse pour rester éveillés
Sam 3 Fév 2018 - 10:14 par Fugitive

» Je reviendrai
Sam 3 Fév 2018 - 10:11 par Fugitive

» Amants...
Sam 3 Fév 2018 - 9:56 par Fugitive

» Mot à mot
Sam 3 Fév 2018 - 9:48 par Thunderbird

» Au pied de mon arbre
Sam 3 Fév 2018 - 0:01 par Geno l'oiselle

» Partance...
Ven 2 Fév 2018 - 23:24 par Myrrha

» Message d'outre tombe
Ven 2 Fév 2018 - 23:21 par Myrrha

» Baleine de sinople
Ven 2 Fév 2018 - 15:26 par Stahlder

» Hommage à Panurge
Jeu 1 Fév 2018 - 23:21 par Myrrha

» Cause départ
Jeu 1 Fév 2018 - 23:18 par Myrrha

» Mare Nostrum
Jeu 1 Fév 2018 - 18:35 par Geno l'oiselle

» Dame des beaux rêves
Jeu 1 Fév 2018 - 12:21 par Thunderbird

» Douce nuit
Jeu 1 Fév 2018 - 9:55 par ibiscus

» Apesanteur
Mer 31 Jan 2018 - 19:23 par Thunderbird

» Fleur de chevalerie
Mer 31 Jan 2018 - 19:22 par Myrrha

» Amitié...
Mer 31 Jan 2018 - 19:14 par Thunderbird

» Accostage
Mer 31 Jan 2018 - 14:51 par Geno l'oiselle

» Souvenance...
Mer 31 Jan 2018 - 13:23 par Fugitive

» Trouble...
Mer 31 Jan 2018 - 13:15 par Fugitive

» Sonnailles
Mar 30 Jan 2018 - 22:33 par Geno l'oiselle

» Mieux qu'un navire qui arrive au port
Mar 30 Jan 2018 - 19:08 par Fugitive

» Amphisbène aquatique
Mar 30 Jan 2018 - 19:06 par Fugitive

» Lâcher
Mar 30 Jan 2018 - 15:59 par Geno l'oiselle

» Piscisromulus et Remuspiscis
Mar 30 Jan 2018 - 12:11 par Thunderbird

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Février 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728    

Calendrier Calendrier

Année du chien de terre

le madrigal

Aller en bas

le madrigal

Message par Myrrha le Jeu 10 Fév 2011 - 19:00

À l'origine, un madrigal est une pièce vocale chantée à plusieurs voix sur un sujet profane. À partir du XVIIe siècle, le terme désigne, dans la poésie française classique, un petit poème de genre lyrique, court et sans forme fixe.
Généralement adressé à une femme, il a un tour galant ou tendre.

Il peut être fondé sur un trait d'esprit, ce qui le rend proche de l'épigramme, (qui, lui, est plutôt fait pour blesser son destinataire) surtout s’il est court.
Du XVIe au XVIIIe siècle, de nombreux auteurs se sont essayés à cette forme de poème qui fait partie des genres mineurs de la poésie précieuse.

Ce qui importe dans la composition de ce type de poème, c'est de dire le compliment amoureux de la manière la plus élégante, la plus aimable, la mieux tournée.

Le madrigal comporte un aspect descriptif, et parfois narratif, ce qui le rapproche de genres comme le billet doux et l'épître. Il s'inscrit dans un contexte de relations sociales aristocratiques: c'est un amusement raffiné que tous ceux qui ont de l'esprit peuvent pratiquer, autant les gens du monde que les poètes.
On lisait les madrigaux dans les salons pour se divertir: c'est donc un genre oral surtout, ce qui explique que peu de madrigaux aient été conservés.
Comme le billet doux, il n'a de valeur qu'en tant qu'il sert de support aux relations mondaines
En voici quelques exemple :
Ce madrigal, composé par Malleville, illustre la conception précieuse de l'amour : il s'agit d'un amour épuré, codifié, idéalisé, débarrassé de la grossièreté du désir charnel.
Lorsque pressé de mon devoir,
Je veux t'offrir une guirlande,
Ta beauté m'ôte le pouvoir
D'accomplir ce qu'il me commande ;
Ce qui te la fait mériter
Empêche que tu ne l'obtiennes,
Ton beau teint ne peut supporter
D'autres merveilles que les siennes ;
Par lui la rose est sans couleur,
Les oeillets ont perdu la leur,
Les tulipes sont effacées,
Les lys n'ont plus de pureté
Et pour toi rien ne m'est resté
Que des soucis et des pensées.
Malleville, « Les Soucis et les Pensées »



Les Œuvres mêlées de l'abbé Cotin recourent aussi au madrigal :
« Philis s'est rendue à ma foi
Qu'eût-elle fait pour sa défense ?
Nous n'étions que nous trois :
Elle,. l'Amour et moi,
Et l'Amour fut d'intelligence. »

Du XVI° au XVIII° siècle, nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à ces poèmes courts,
Celui de Jean Bertaut (1552-1611), rimé AABCCB en vers décamétriques :

Quand je revis ce que j’ai tant aimé,
Peu s’en fallut que mon feu rallumé
N’en fît l’amour en mon âme renaître;
Et que mon cœur, autrefois, son captif,
Ne ressemblât l’esclave fugitif
A qui le sort fait rencontrer son maître.

Celui de Voltaire , à sa la maréchale de Villars, après leur rupture:

Quand vous m'aimiez, mes vers étaient aimables,
Je chantais dignement vos grâces, vos vertus :
Cet ouvrage naquit dans ces temps favorables ;
Il eût été parfait ; mais vous ne m'aimez plus.


Au XIXe siècle, Léon Valade nous propose son Madrigal amer

Sur la mer de tes yeux sincères
Qu'abritent les doux cils arqués,
Mes rêves se sont embarqués
Comme d'aventureux corsaires.

Sur l'azur glauque de tes yeux
Où baignent des lueurs d'étoiles,
Mes rêves déployant leurs voiles
Ont cru fendre le bleu des cieux.

Et dans vos prunelles profondes,
Beaux yeux perfides où je lis,
Mes rêves sont ensevelis
Comme le noyé sous les ondes.

et plus proche de nous

Fadaises
de Verlaine


Daignez souffrir qu'à vos genoux, Madame,
Mon pauvre cour vous explique sa flamme.

Je vous adore autant et plus que Dieu,
Et rien jamais n'éteindra ce beau feu.

Votre regard, profond et rempli d'ombre,
Me fait joyeux, s'il brille, et sinon, sombre.

qu'un écho lointain de leurs durs olifants.
Et vous tenez mon coeur dans votre main.

Seule, en son nid, pleure la tourterelle.
Las, je suis seul et je pleure comme elle.

L'aube, au matin ressuscite les fleurs,
Et votre vue apaise les douleurs.

Disparaissez, toute floraison cesse,
Et, loin de vous, s'établit la trisctesse.

Apparaissez, la verdure et les fleurs
Aux prés, aux bois, diaprent leurs couleurs.

Si vous voulez, Madame et bien-aimée,
Si tu voulais, sous la verte ramée,

Nous en aller, bras dessus, bras dessous,
Dieu ! Quels baisers ! Et quels propos de fous !

Mais non ! Toujours vous vous montrez revêche,
Et cependant je brûle et me dessèche,

Et le désir me talonne et me mord,
Car je vous aime, ô Madame la Mort !

Et aussi, le Madrigal triste de Baudelaire à lire ici

Et de nombreux poèmes de Ronsard pour retourner dans le passé! comme celui-ci

Et bien d'autres encore...
Mais ma conclusion sera surtout que beaucoup de poètes confirmés ou en herbe, écrivent des madrigaux sans le savoir!

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7729
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: le madrigal

Message par Thunderbird le Ven 11 Fév 2011 - 10:37

Au Japon vers l'an mille, l'usage était de répondre à un madrigal par un autre madrigal, composé dans l'instant. De vaillants militaires ratèrent leur avancement, pour n'avoir point ce talent...

(Lire les "Notes de chevet" de Sei Shönagon).
avatar
Thunderbird
A.O.C.
A.O.C.

Lion Cheval
Messages : 7778
Date d'inscription : 17/03/2010
Age : 63
Localisation : Quartier Latin
Humeur : paisible

Voir le profil de l'utilisateur http://paysdepoesie.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: le madrigal

Message par Myrrha le Ven 11 Fév 2011 - 12:05

Ces madrigaux, composés dans l'instant, existaient aussi en France, on les appelait des impromptus en voici un exemple Impromptu de Musset ici

Mais, fort heureusement, ils ne concernaient que les poètes ou les gens de Cour...


_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7729
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: le madrigal

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum