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le madrigal

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le madrigal

Message par Myrrha le Jeu 10 Fév 2011 - 19:00

À l'origine, un madrigal est une pièce vocale chantée à plusieurs voix sur un sujet profane. À partir du XVIIe siècle, le terme désigne, dans la poésie française classique, un petit poème de genre lyrique, court et sans forme fixe.
Généralement adressé à une femme, il a un tour galant ou tendre.

Il peut être fondé sur un trait d'esprit, ce qui le rend proche de l'épigramme, (qui, lui, est plutôt fait pour blesser son destinataire) surtout s’il est court.
Du XVIe au XVIIIe siècle, de nombreux auteurs se sont essayés à cette forme de poème qui fait partie des genres mineurs de la poésie précieuse.

Ce qui importe dans la composition de ce type de poème, c'est de dire le compliment amoureux de la manière la plus élégante, la plus aimable, la mieux tournée.

Le madrigal comporte un aspect descriptif, et parfois narratif, ce qui le rapproche de genres comme le billet doux et l'épître. Il s'inscrit dans un contexte de relations sociales aristocratiques: c'est un amusement raffiné que tous ceux qui ont de l'esprit peuvent pratiquer, autant les gens du monde que les poètes.
On lisait les madrigaux dans les salons pour se divertir: c'est donc un genre oral surtout, ce qui explique que peu de madrigaux aient été conservés.
Comme le billet doux, il n'a de valeur qu'en tant qu'il sert de support aux relations mondaines
En voici quelques exemple :
Ce madrigal, composé par Malleville, illustre la conception précieuse de l'amour : il s'agit d'un amour épuré, codifié, idéalisé, débarrassé de la grossièreté du désir charnel.
Lorsque pressé de mon devoir,
Je veux t'offrir une guirlande,
Ta beauté m'ôte le pouvoir
D'accomplir ce qu'il me commande ;
Ce qui te la fait mériter
Empêche que tu ne l'obtiennes,
Ton beau teint ne peut supporter
D'autres merveilles que les siennes ;
Par lui la rose est sans couleur,
Les oeillets ont perdu la leur,
Les tulipes sont effacées,
Les lys n'ont plus de pureté
Et pour toi rien ne m'est resté
Que des soucis et des pensées.
Malleville, « Les Soucis et les Pensées »



Les Œuvres mêlées de l'abbé Cotin recourent aussi au madrigal :
« Philis s'est rendue à ma foi
Qu'eût-elle fait pour sa défense ?
Nous n'étions que nous trois :
Elle,. l'Amour et moi,
Et l'Amour fut d'intelligence. »

Du XVI° au XVIII° siècle, nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à ces poèmes courts,
Celui de Jean Bertaut (1552-1611), rimé AABCCB en vers décamétriques :

Quand je revis ce que j’ai tant aimé,
Peu s’en fallut que mon feu rallumé
N’en fît l’amour en mon âme renaître;
Et que mon cœur, autrefois, son captif,
Ne ressemblât l’esclave fugitif
A qui le sort fait rencontrer son maître.

Celui de Voltaire , à sa la maréchale de Villars, après leur rupture:

Quand vous m'aimiez, mes vers étaient aimables,
Je chantais dignement vos grâces, vos vertus :
Cet ouvrage naquit dans ces temps favorables ;
Il eût été parfait ; mais vous ne m'aimez plus.


Au XIXe siècle, Léon Valade nous propose son Madrigal amer

Sur la mer de tes yeux sincères
Qu'abritent les doux cils arqués,
Mes rêves se sont embarqués
Comme d'aventureux corsaires.

Sur l'azur glauque de tes yeux
Où baignent des lueurs d'étoiles,
Mes rêves déployant leurs voiles
Ont cru fendre le bleu des cieux.

Et dans vos prunelles profondes,
Beaux yeux perfides où je lis,
Mes rêves sont ensevelis
Comme le noyé sous les ondes.

et plus proche de nous

Fadaises
de Verlaine


Daignez souffrir qu'à vos genoux, Madame,
Mon pauvre cour vous explique sa flamme.

Je vous adore autant et plus que Dieu,
Et rien jamais n'éteindra ce beau feu.

Votre regard, profond et rempli d'ombre,
Me fait joyeux, s'il brille, et sinon, sombre.

qu'un écho lointain de leurs durs olifants.
Et vous tenez mon coeur dans votre main.

Seule, en son nid, pleure la tourterelle.
Las, je suis seul et je pleure comme elle.

L'aube, au matin ressuscite les fleurs,
Et votre vue apaise les douleurs.

Disparaissez, toute floraison cesse,
Et, loin de vous, s'établit la trisctesse.

Apparaissez, la verdure et les fleurs
Aux prés, aux bois, diaprent leurs couleurs.

Si vous voulez, Madame et bien-aimée,
Si tu voulais, sous la verte ramée,

Nous en aller, bras dessus, bras dessous,
Dieu ! Quels baisers ! Et quels propos de fous !

Mais non ! Toujours vous vous montrez revêche,
Et cependant je brûle et me dessèche,

Et le désir me talonne et me mord,
Car je vous aime, ô Madame la Mort !

Et aussi, le Madrigal triste de Baudelaire à lire ici

Et de nombreux poèmes de Ronsard pour retourner dans le passé! comme celui-ci

Et bien d'autres encore...
Mais ma conclusion sera surtout que beaucoup de poètes confirmés ou en herbe, écrivent des madrigaux sans le savoir!

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Re: le madrigal

Message par Thunderbird le Ven 11 Fév 2011 - 10:37

Au Japon vers l'an mille, l'usage était de répondre à un madrigal par un autre madrigal, composé dans l'instant. De vaillants militaires ratèrent leur avancement, pour n'avoir point ce talent...

(Lire les "Notes de chevet" de Sei Shönagon).
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Re: le madrigal

Message par Myrrha le Ven 11 Fév 2011 - 12:05

Ces madrigaux, composés dans l'instant, existaient aussi en France, on les appelait des impromptus en voici un exemple Impromptu de Musset ici

Mais, fort heureusement, ils ne concernaient que les poètes ou les gens de Cour...


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