Google +1
Moteur écolo
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 6 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 6 Invités :: 1 Moteur de recherche

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 69 le Sam 15 Oct 2016 - 22:54
Derniers sujets
» Dame vêtue d’azur
Hier à 12:13 par Thunderbird

» Rubaiyat métaphysiques
Hier à 10:46 par Thunderbird

» octobre,novembre,décembre(automne)
Hier à 9:45 par Thunderbird

» Absolu...
Ven 20 Oct 2017 - 15:30 par Fugitive

» Étoile de Hastings
Ven 20 Oct 2017 - 12:21 par Thunderbird

» Ambilion de Prusse
Jeu 19 Oct 2017 - 12:24 par Thunderbird

» Matins fou...
Mer 18 Oct 2017 - 23:28 par ibiscus

» Transfiguration d’un petit lézard
Mer 18 Oct 2017 - 12:26 par Thunderbird

» SAGESSE
Mar 17 Oct 2017 - 20:51 par manou

» Chimère de sable
Mar 17 Oct 2017 - 12:22 par Thunderbird

» Ambicoq-hirondelle
Lun 16 Oct 2017 - 12:19 par Thunderbird

» Mon coeur en bandoulière
Dim 15 Oct 2017 - 21:46 par THOMAS

» J’ENTENDS LA MER
Dim 15 Oct 2017 - 21:03 par manou

» Belette surnaturelle
Dim 15 Oct 2017 - 12:46 par Thunderbird

» Âne à chroniques
Sam 14 Oct 2017 - 12:32 par Thunderbird

» Hommage à Liliana Negoi
Ven 13 Oct 2017 - 12:57 par Thunderbird

» Nef des vendeurs de minotaures
Jeu 12 Oct 2017 - 10:23 par Thunderbird

» L’oie de la nutrition
Mer 11 Oct 2017 - 12:50 par Thunderbird

» Douceur éléphantine
Mar 10 Oct 2017 - 15:59 par Thunderbird

» Ô sagesse
Lun 9 Oct 2017 - 13:39 par modepoete

» Ambipiaf de gueules
Lun 9 Oct 2017 - 12:27 par Thunderbird

» Hanaé douce inspiration
Dim 8 Oct 2017 - 18:47 par modepoete

» Blason lunaire du coq de sable
Dim 8 Oct 2017 - 13:20 par Thunderbird

» Le miroir du temps
Sam 7 Oct 2017 - 20:51 par foliebellule

» Le soir me confia
Sam 7 Oct 2017 - 17:52 par modepoete

» Monseigneur le Dauphin
Sam 7 Oct 2017 - 12:00 par Thunderbird

» L'horizon d'un destin
Ven 6 Oct 2017 - 22:49 par modepoete

» Moulin fatidique
Ven 6 Oct 2017 - 12:54 par Thunderbird

» Sapience de Bouddha
Jeu 5 Oct 2017 - 17:49 par Thunderbird

» Ton image
Jeu 5 Oct 2017 - 13:44 par modepoete

» Ces rails assassins
Jeu 5 Oct 2017 - 10:50 par THOMAS

» Ouvrir la cage...
Jeu 5 Oct 2017 - 10:42 par THOMAS

» Amour quand tu nous tiens
Jeu 5 Oct 2017 - 10:06 par Fugitive

» Gaïneko Etxea. ..
Jeu 5 Oct 2017 - 10:03 par Fugitive

» Nuage de vie
Mer 4 Oct 2017 - 17:37 par modepoete

» Vigne prodigieuse
Mer 4 Oct 2017 - 12:10 par Thunderbird

» Le rapide
Mar 3 Oct 2017 - 22:20 par modepoete

» Gardien de sinople
Mar 3 Oct 2017 - 12:20 par Thunderbird

» Elle là, lui ici
Lun 2 Oct 2017 - 15:33 par modepoete

» Les déserts
Lun 2 Oct 2017 - 13:35 par l'iconoclaste

» ENSEMENSEMENT
Lun 2 Oct 2017 - 13:31 par l'iconoclaste

» Splendeur de Maître Coq
Lun 2 Oct 2017 - 12:29 par Thunderbird

» Quatre récits
Lun 2 Oct 2017 - 10:35 par kajak

» Héron de Gironde
Lun 2 Oct 2017 - 10:22 par kajak

» J'ai demandé à la lune
Lun 2 Oct 2017 - 10:10 par kajak

» Nr cherchez pas le bonheur
Dim 1 Oct 2017 - 15:21 par modepoete

» Lions de Charlemagne
Dim 1 Oct 2017 - 11:40 par Thunderbird

» L'éternité ne dure qu'un instant
Ven 29 Sep 2017 - 14:13 par foliebellule

» Sagesse d’une coquille
Jeu 28 Sep 2017 - 10:10 par Thunderbird

» Les sirènes hurlant le chant des alizés
Mer 27 Sep 2017 - 14:32 par THOMAS

» Biche magique
Mer 27 Sep 2017 - 12:27 par Thunderbird

» L’oiseau de septembre
Mar 26 Sep 2017 - 12:20 par Thunderbird

» Sagesse d’une orchidée
Lun 25 Sep 2017 - 20:39 par manou

» Des milliers de baisers
Lun 25 Sep 2017 - 20:34 par manou

» Ô peuple aimons -nous
Lun 25 Sep 2017 - 16:51 par modepoete

» Drac de sable
Lun 25 Sep 2017 - 12:55 par Thunderbird

» La folie d'aimer
Dim 24 Sep 2017 - 23:03 par modepoete

» Le bonheur d'éaimer
Dim 24 Sep 2017 - 18:18 par modepoete

» Nef précaire
Dim 24 Sep 2017 - 13:19 par Thunderbird

» Il me laissa là
Sam 23 Sep 2017 - 18:10 par modepoete

» Grand basilic d’or
Sam 23 Sep 2017 - 12:30 par Thunderbird

» Apothicaire alchimiste
Ven 22 Sep 2017 - 12:25 par Thunderbird

» On impose à des bras
Ven 22 Sep 2017 - 11:28 par THOMAS

» Juillet, août, septembre
Jeu 21 Sep 2017 - 9:47 par Thunderbird

» Lendemain défaîte
Mer 20 Sep 2017 - 17:26 par Myrrha

» VERTS YANKEES
Mer 20 Sep 2017 - 16:45 par l'iconoclaste

» Ma fièvre
Mer 20 Sep 2017 - 13:23 par modepoete

» Oiseaux de fin du monde
Mer 20 Sep 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Sentiments passants
Mar 19 Sep 2017 - 12:57 par modepoete

» Jeu de l’oie
Mar 19 Sep 2017 - 12:08 par Thunderbird

» Son langage
Lun 18 Sep 2017 - 22:10 par modepoete

» aprés......
Lun 18 Sep 2017 - 15:09 par Myrrha

» Papillon de septembre
Lun 18 Sep 2017 - 12:31 par Thunderbird

» 1891-1942
Dim 17 Sep 2017 - 12:36 par Thunderbird

» Diable ovin
Dim 17 Sep 2017 - 9:15 par ibiscus

» En robe de dune
Dim 17 Sep 2017 - 6:35 par THOMAS

» Souvenirs d'un infirmier
Sam 16 Sep 2017 - 20:21 par THOMAS

» Monstrecerf de gueules
Sam 16 Sep 2017 - 15:24 par foliebellule

» Avide de voyages
Ven 15 Sep 2017 - 23:06 par modepoete

» Goupil de sable
Ven 15 Sep 2017 - 11:25 par Thunderbird

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Mots-clés

vacances  poésie  pays  

Octobre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Calendrier Calendrier

Année du coq de feu

le pantoum

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

le pantoum

Message par Myrrha le Jeu 3 Mar 2011 - 20:50

Le pantoun
consiste en une suite de quatrains écrits soit en octosyllabes soit en décasyllabes où s'appliquent deux systèmes de reprises :



  • le deuxième et le quatrième vers de chaque strophe
    sont repris respectivement comme premier et troisième vers de la strophe
    suivante,

  • le dernier vers du poème reprend le premier.

(À première vue, ça ressemble un peu
à la villanelle forme nouvelle mais les reprises sont différentes et le nombre
de pieds aussi !)


En fait, d'après Théodore de Banville, les règles du pantoum
reviennent à
préconiser "la similitude dans la dissemblance": "en apparence,
les deux sens qui se poursuivent parallèlement dans le Pantoum, doivent
être absolument différents l'un de l'autre; mais cependant ils
se mêlent, se répondent, se complètent et se pénètrent




L'alternance des rimes masculines et féminines impose un nombre de quatrains pair. Le nombre
de quatrains est illimité, mais, à l’origine, il devait impérativement être égal ou supérieur à six.


La forme en était alors

A1B1A2B2 - B1C1B2C2 - C1D1C2D2 - D1E1D2E2 - E1F1E2F2 - F1G1F2A1
Un bon exemple est celui de Leconte de Lisle que voici:

Ô mornes yeux ! Lèvre pâlie !
J’ai dans l’âme un chagrin amer.
Le vent bombe la voile emplie,
L’écume argente au loin la mer.

J’ai dans l’âme un chagrin amer
Voici sa belle tête morte
!L’écume argente au loin la mer,
Le praho rapide m’emporte.
Voici sa belle tête morte !

Je l’ai coupée avec mon kriss
Le praho rapide m’emporte
En bondissant comme l’axis
Je l’ai coupée avec mon kriss ;
Elle saigne au mât qui la berce.
En bondissant comme l’axis
Le praho plonge ou se renverse.

Elle saigne au mât qui la berce;
Son dernier râle me poursuit.
Le praho plonge ou se renverse,
La mer blême asperge la nuit.


Son dernier râle me poursuit.
Est-ce bien toi que j’ai tuée ?
La mer blême asperge la nuit,
L’éclair fend la noire nuée.

Est-ce bien toi que j’ai tuée ?
C’était le destin, je t’aimais !
L’éclair fend la noire nuée,

L’abîme s’ouvre pour jamais.

C’était le destin, je t’aimais !
Que je meure afin que j’oublie !
L’abîme s’ouvre pour jamais.

Ô mornes yeux ! Lèvre pâlie !



Baudelaire qui l’a remis au goût du jour, nous propose un « faux »
pantoum… " Harmonie du soir" qui est pourtant devenu le modèle du genre.


Et la forme est devenue A1B1A2B2 - B1A3A2B3 - A3B4B3A5 - B4A5A4B5


Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !


Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

(Où l’on remarque qu’il n’y a plus que deux rimes)

La particularité vraiment originale du pantoum réside dans le sens : il développe dans chaque strophe, tout au long du poème, deux idées
différentes :


La première idée, contenue dans les deux premiers vers de chaque strophe, est généralement extérieure et pittoresque.
[*]La deuxième idée, contenue dans les deux derniers vers de chaque strophe, est généralement intime et morale.

La grande difficulté du pantoum réside dans cette rupture. Chaque vers devant se coordonner à la fois avec celui qui le précède dans un quatrain et avec celui qui le suit dans le quatrain suivant.

De plus les deux distiques constituant un quatrain sont indépendants l'un de l'autre, le second vers devant impérativement se terminer sur une ponctuation forte : point, point d'exclamation, point d'interrogation. Cette ponctuation est rendue impérative par la présence des deux thèmes qui n'enjambent jamais l'un sur l'autre.


Je ne peux terminer ce sujet sans parler du pantoum de Verlaine, qui lui défie toutes les règles, tout en respectant l'idée de la répétition alternée!

je vous laisse apprécier la forme!
Pantoum négligé


Trois petits pâtés, ma chemise brûle.
Monsieur le Curé n'aime pas les os.
Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !

Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.

Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
Trois petits pâtés, un point et virgule;
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !

Trois petits pâtés, un point et virgule ;
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.
La libellule erre emmi les roseaux.
Monsieur le Curé, ma chemise brûle !


Je conclurai ce sujet en disant que même si les règles sont fixées, les poètes prennent souvent des distances avec les impératifs du genre...
Et quand le résultat est aussi sublime que celui là, qui pourrait s'en plaindre?


Dernière édition par Myrrha le Mer 9 Nov 2011 - 13:17, édité 2 fois

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7682
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: le pantoum

Message par Thunderbird le Ven 4 Mar 2011 - 10:41

Et, pas très loin d'ici :

http://www.lesmotsenfolie.net/t2232-pantoum-en-folie

où ça n'est pas mal non plus.
avatar
Thunderbird
A.O.C.
A.O.C.

Lion Cheval
Messages : 7362
Date d'inscription : 17/03/2010
Age : 63
Localisation : Quartier Latin
Humeur : paisible

Voir le profil de l'utilisateur http://paysdepoesie.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: le pantoum

Message par Myrrha le Ven 4 Mar 2011 - 11:30

Qui va maintenant nous offrir son pantoum personnel?
C'est un exercice amusant! Croyez-moi!

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7682
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Pantoum chargé d'hommages

Message par Thunderbird le Dim 29 Déc 2013 - 11:06

Tu me connais mal, une ardeur me brûle ;
Tout juste s’il ne me scie pas les os :
Le désir s’accroît, l’effet se recule,
Je vole très haut, loin de Palaiseau.

Le désir s’accroît, l’effet se recule,
La chouette en émoi danse sur les eaux.
Entre deux pavés, fleur de campanule,
La Russie s’étend sur douze fuseaux.

Je vole très haut, loin de Palaiseau ;
Tu me connais mal, une ardeur me brûle,
La chouette en émoi danse sur les eaux.
Entre deux pavés, fleur de campanule.

Tu me connais mal, une ardeur me brûle,
La Russie s’étend sur douze fuseaux ;
Un ondin nocturne est dans les roseaux,
Son coeur palpitant comme libellule.
avatar
Thunderbird
A.O.C.
A.O.C.

Lion Cheval
Messages : 7362
Date d'inscription : 17/03/2010
Age : 63
Localisation : Quartier Latin
Humeur : paisible

Voir le profil de l'utilisateur http://paysdepoesie.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: le pantoum

Message par Myrrha le Lun 30 Déc 2013 - 0:31

Tu aurais dû le mettre dans la rubrique"les mots pour le dire"...
 là il n'est pas mis en valeur! 

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7682
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum