Google +1
Moteur écolo
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités :: 1 Moteur de recherche

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 69 le Sam 15 Oct 2016 - 22:54
Derniers sujets
» Moment grave
Hier à 19:19 par °_Le Fou_°

» Les yeux de l'amitié
Hier à 16:32 par modepoete

» Quelques fruits bizarres
Hier à 11:53 par Thunderbird

» Rubaiyat métaphysiques
Hier à 10:56 par Thunderbird

» Juillet, août, septembre
Hier à 10:46 par Thunderbird

» Fleur de Quinte Essence
Lun 16 Juil 2018 - 12:05 par Thunderbird

» Faucon de sinople
Dim 15 Juil 2018 - 12:34 par Thunderbird

» Soulagé de mes maux
Dim 15 Juil 2018 - 10:35 par ibiscus

» Ohana
Sam 14 Juil 2018 - 21:26 par ibiscus

» Gynécée de Monseigneur Paon-Périgouste
Sam 14 Juil 2018 - 13:01 par Thunderbird

» Vicomte escargot
Ven 13 Juil 2018 - 12:19 par Thunderbird

» Le soolitaire
Jeu 12 Juil 2018 - 13:15 par modepoete

» Barrière purement symbolique
Mer 11 Juil 2018 - 22:28 par Thunderbird

» un pacte d'amitié
Mer 11 Juil 2018 - 15:16 par modepoete

» Portier du cimetière
Mer 11 Juil 2018 - 12:35 par Thunderbird

» Une nouvelle amitié
Mar 10 Juil 2018 - 13:12 par modepoete

» Ambiphant rose
Mar 10 Juil 2018 - 12:19 par Thunderbird

» Abus d'abus
Lun 9 Juil 2018 - 13:40 par modepoete

» Trancheur de mondes
Lun 9 Juil 2018 - 12:33 par Thunderbird

» Arbre immémorial
Dim 8 Juil 2018 - 13:44 par Thunderbird

» Je veux y croire...
Sam 7 Juil 2018 - 16:55 par Myrrha

» Étoile de sinople
Sam 7 Juil 2018 - 13:23 par Thunderbird

» Un oiseau d’Héraldie
Ven 6 Juil 2018 - 13:23 par Thunderbird

» Le capitaine et le matelot
Ven 6 Juil 2018 - 13:17 par modepoete

» Au Moulin Rouge
Jeu 5 Juil 2018 - 21:05 par Thunderbird

» Le lièvre et le moineau
Jeu 5 Juil 2018 - 14:25 par modepoete

» Ambipont
Mer 4 Juil 2018 - 21:01 par Thunderbird

» Ô ma rose
Mer 4 Juil 2018 - 13:11 par modepoete

» Qui dit la vérité
Mar 3 Juil 2018 - 14:06 par modepoete

» Diable-Papillon
Mar 3 Juil 2018 - 13:52 par Thunderbird

» Au fond de ton coeyr
Lun 2 Juil 2018 - 14:38 par modepoete

» De l'âme et du coeur
Lun 2 Juil 2018 - 13:08 par Thunderbird

» Serpent de juillet
Dim 1 Juil 2018 - 14:13 par Thunderbird

» Portail hyperspatial
Sam 30 Juin 2018 - 13:46 par Thunderbird

» Je me tais
Ven 29 Juin 2018 - 14:10 par modepoete

» Seigneur de Rigel
Ven 29 Juin 2018 - 13:44 par Thunderbird

» Mon amour tu me fuis
Jeu 28 Juin 2018 - 13:53 par modepoete

» Sirène Atlante
Mer 27 Juin 2018 - 23:52 par Thunderbird

» Désillusions d'un monde
Mer 27 Juin 2018 - 16:51 par modepoete

» Cochontaure d’azur et d’or
Mer 27 Juin 2018 - 12:54 par Thunderbird

» Le tango de l'amour
Mar 26 Juin 2018 - 21:06 par modepoete

» Merle de pourpre
Mar 26 Juin 2018 - 18:24 par Thunderbird

» Grand Bélier
Lun 25 Juin 2018 - 13:45 par Thunderbird

» Couleurs d'amour
Lun 25 Juin 2018 - 11:11 par ibiscus

» Une amphore parle
Dim 24 Juin 2018 - 13:46 par Thunderbird

» Rameaux du jardin
Sam 23 Juin 2018 - 13:55 par Thunderbird

» Mille baisers
Ven 22 Juin 2018 - 17:24 par modepoete

» Sagesse de la baleine
Ven 22 Juin 2018 - 13:02 par Thunderbird

» O mon esprit
Jeu 21 Juin 2018 - 20:18 par ibiscus

» Chêne-Poulpe
Jeu 21 Juin 2018 - 13:15 par Thunderbird

» Poule impériale et royale
Mer 20 Juin 2018 - 12:41 par Thunderbird

» Nef des utopistes
Mar 19 Juin 2018 - 12:33 par Thunderbird

» haikus printaniers
Mar 19 Juin 2018 - 10:55 par Thunderbird

» Angelusromuli et Remiangelus
Lun 18 Juin 2018 - 18:26 par Thunderbird

» Joie du joyau
Dim 17 Juin 2018 - 19:54 par Thunderbird

» Le pêcheur et les barbeaux
Dim 17 Juin 2018 - 17:57 par modepoete

» Maître crapaud d’azur
Dim 17 Juin 2018 - 13:16 par Thunderbird

» Aimer n'est pas un tour de force
Sam 16 Juin 2018 - 13:58 par ibiscus

» Clé d’azur et clé de sinople
Sam 16 Juin 2018 - 13:11 par Thunderbird

» Les bleus au cœur...
Sam 16 Juin 2018 - 0:27 par Fugitive

» L’amour en liberté...
Ven 15 Juin 2018 - 13:07 par Fugitive

» Maître Verchon
Ven 15 Juin 2018 - 12:28 par Thunderbird

» Entomographie approximative
Jeu 14 Juin 2018 - 21:29 par Thunderbird

» Le riche et un fou
Mer 13 Juin 2018 - 14:14 par modepoete

» Petit César deviendra Jules
Mer 13 Juin 2018 - 13:20 par Thunderbird

» Caravane...
Mer 13 Juin 2018 - 8:54 par Thunderbird

» Astrologie béotienne
Mar 12 Juin 2018 - 13:16 par Thunderbird

» Dame d’Armorique
Lun 11 Juin 2018 - 12:27 par Thunderbird

» Dame de l’ermitage
Dim 10 Juin 2018 - 20:59 par Thunderbird

» Dieu des papillons
Sam 9 Juin 2018 - 12:23 par Thunderbird

» Dieu des chauves-souris
Ven 8 Juin 2018 - 12:14 par Thunderbird

» Complainte du taureau vieillissant
Jeu 7 Juin 2018 - 12:25 par Thunderbird

» Entre chien et louve
Mer 6 Juin 2018 - 22:42 par Thunderbird

» Sa Majesté d’Azur
Mer 6 Juin 2018 - 12:41 par Thunderbird

» Chevalier aux deux écus
Mar 5 Juin 2018 - 12:35 par Thunderbird

» Arbre de la Terrasse de l’Est
Lun 4 Juin 2018 - 12:24 par Thunderbird

» Sagesse d’un prédateur de gueules
Dim 3 Juin 2018 - 13:01 par Thunderbird

» Seigneur Canard de Sinople
Sam 2 Juin 2018 - 12:17 par Thunderbird

» Cheval rétrocéphale
Ven 1 Juin 2018 - 12:04 par Thunderbird

» Langage du serpent
Jeu 31 Mai 2018 - 14:09 par Thunderbird

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Juillet 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Calendrier Calendrier

Année du chien de terre

La terza rima

Aller en bas

La terza rima

Message par Myrrha le Dim 13 Mar 2011 - 10:15

Forme de poème pratiquée en Italie au Moyen Âge et à la Renaissance la terza rima fut considérée comme la forme la plus vibrante de la poésie. Importé en France au XVIe s., il Importé en France au XVIe s.,
ce type de poème, de longueur indéterminée, est généralement écrit en
alexandrins
et se définit par la distribution des rimes.

La forme du poème est simple : Il est composé de tercets dont les rimes sont ordonnées par groupe de trois vers,

  • La rime du premier vers et la rime du dernier ne sont utilisées que deux fois. La rime de tous les autres,trois fois.
  • Le nombre de tercets n’est pas limité.
Le dernier vers est toujours isolé et rime avec le vers du milieu du dernier tercet.

Sa structure est fondée sur le tercet:


ABA-BCB-CDC-DED-EFE-FGF-GHG-HIH-I
Et bien sûr, on remarque que les rimes masculines et féminines alternent dans chaque tercet.


Il est intéressant de signaler que Dante a utilisé cette structure métrique pour écrire la Divine Comédie.

Exemple, de Théophile Gautier

Quand Michel-Ange eut peint la chapelle Sixtine,
Et que de l’échafaud, sublime et radieux,
Il fut redescendu dans la cité latine,

Il ne pouvait baisser ni les bras ni les yeux ;
Ses pieds ne savaient pas comment marcher sur terre ;
Il avait oublié le monde dans les cieux.

Trois grands mois il garda cette attitude austère ;
On l’eût pris pour un ange en extase devant
Le saint triangle d’or, au moment du mystère.

Frère, voilà pourquoi les poètes, souvent,
Buttent à chaque pas sur les chemins du monde ;
Les yeux fichés au ciel, ils s’en vont en rêvant.

Les anges secouant leur chevelure blonde,
Penchent leur front sur eux et leur tendent les bras,
Et les veulent baiser avec leur bouche ronde.

Eux marchent au hasard et font mille faux pas ;
Ils cognent les passants, se jettent sous les roues,
Ou tombent dans des puits qu’ils n’apercoivent pas.

Que leur font les passants, les pierres et les boues ?
Ils cherchent dans le jour le rêve de leurs nuits,
Et le jeu du désir leur empourpre les joues.

Ils ne comprennent rien aux terrestres ennuis,
Et, quand ils ont fini leur chapelle Sixtine,
Ils sortent rayonnants de leurs obscurs réduits.

Un auguste reflet de leur œuvre divine
S’attache à leur personne et leur dore le front,
Et le ciel qu'ils ont vu dans leurs yeux se devine.

Les nuits suivront les jours et se succéderont,
Avant que leur regard et leur front ne s’abaissent,
Et leurs pieds, de longtemps, ne se raffermiront.

Tous nos palais sous eux s’éteignent et s’affaissent ;
Leur âme à la coupole où leur œuvre reluit,
Revole, et ce ne sont que leurs corps qu’ils nous laissent.

Notre jour leur paraît plus sombre que la nuit ;

Leur œil cherche toujours le ciel bleu de la fresque,
Et le tableau quitté les tourmente et les suit.

Comme Buonarotti, le peintre gigantesque,
Ils ne peuvent plus voir que les choses d’en haut,
Et que le ciel de marbre où leur front touche presque.

Sublime aveuglement ! magnifique défaut !


autre exemple,
…
LE DERNIER SOUVENIR
(Leconte de Lisle , Poèmes barbares)



J'ai vécu, je suis mort. Les yeux ouverts je coule
Dans l'incommensurable abîme, sans rien voir,
Lent comme une agonie et lourd comme une foule

Inerte, blême, au fond d'un lugubre entonnoir
Je descends d'heure en heure et d'année en année,
A travers le Muet, l'Immobile, le Noir.

Je songe et ne sens plus. L'épreuve est terminée.
Qu'est-ce donc que la vie. Etais-je jeune ou vieux ?
Soleil ! Amour ! - Rien, rien. Va, chair abandonnée

Tournoie, enfonce, va ! Le vide est dans tes yeux,
Et l'oubli s'épaissit et t'absorbe à mesure.
Si je rêvais ? Non, non, je suis bien mort, tant mieux

Mais ce spectre, ce cri, cette horrible blessure ?
Cela dut m'arriver dans des temps très anciens.
O Nuit, Nuit du néant, prends-moi ! La chose est sûre :

Quelqu'un m'a dévoré le cœur, je m'en souviens

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7747
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La terza rima

Message par Thunderbird le Dim 13 Mar 2011 - 10:57

Du même Leconte de Lisle,
"Le jugement de Komor" (extraits)

* * *

La lune sous la nue errait en mornes flammes,
Et la tour de Komor, du Jarle de Kemper,
Droite et ferme, montait dans l'écume des lames.

Sous le fouet redoublé des rafales d'hiver
La tour du vieux Komor dressait sa masse haute,
Telle qu'un cormoran qui regarde la mer.

Un grondement immense enveloppait la côte.
Sur les flots palpitaient, blêmes, de toutes parts,
Les âmes des noyés qui moururent en faute.

(...)

Tiphaine tomba froide, ayant rendu son âme.
Cela fait, le vieux Jarle, entre ses bras sanglants,
Prit le corps et la tête aux yeux hagards, sans flamme.

Il monta sur la tour, et, dans les flots hurlants,
Précipita d'en haut la dépouille livide
De celle qui voulut trahir ses cheveux blancs.

(...)

Debout sur les créneaux balayés par l'orage,
Les bras tendus au ciel, il sauta dans la mer
Qui ne rejeta point ses os sur le rivage.

Tels finirent Tiphaine et Komor de Kemper.


* * *

et un hommage de Cochonfucius.
avatar
Thunderbird
A.O.C.
A.O.C.

Lion Cheval
Messages : 8236
Date d'inscription : 17/03/2010
Age : 63
Localisation : Quartier Latin
Humeur : paisible

Voir le profil de l'utilisateur http://paysdepoesie.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: La terza rima

Message par Myrrha le Dim 13 Mar 2011 - 13:00

"et un hommage de Cochonfucius."

Ou comment prendre conscience qu'une terza rima peut être extrêmement longue!... et se terminer avec humour!

(Bravo pour la performance... je n'aurais jamais le courage d'écrire un texte aussi long!)

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7747
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La terza rima

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum