Google +1
Moteur écolo
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 7 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 7 Invités :: 1 Moteur de recherche

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 69 le Sam 15 Oct 2016 - 22:54
Derniers sujets
» Il est des lieux
Aujourd'hui à 21:32 par ibiscus

» Herbes de Panoramix
Aujourd'hui à 13:14 par Thunderbird

» Rubaiyat métaphysiques
Aujourd'hui à 12:13 par Thunderbird

» Juillet, août, septembre
Aujourd'hui à 9:59 par Thunderbird

» NOTRE AMOUR
Hier à 17:09 par l'iconoclaste

» Amour de vacances
Hier à 13:59 par modepoete

» Deux vaillants apôtres
Hier à 12:15 par Thunderbird

» solstice d'été
Hier à 9:31 par l'iconoclaste

» Mon Ange rédempteur
Hier à 1:40 par Stahlder

» Je croyais vovre seul
Ven 18 Aoû 2017 - 15:41 par modepoete

» Dragon du Yin et dragon du Yang 阴龙阳龙
Ven 18 Aoû 2017 - 13:25 par Thunderbird

» Tomawak
Ven 18 Aoû 2017 - 0:50 par Tonyo

» Lune
Ven 18 Aoû 2017 - 0:36 par Tonyo

» tristesse
Ven 18 Aoû 2017 - 0:32 par Tonyo

» départ
Ven 18 Aoû 2017 - 0:26 par Tonyo

» Histoire d'une planche
Jeu 17 Aoû 2017 - 22:24 par ibiscus

» Nef de pierre
Jeu 17 Aoû 2017 - 10:27 par Thunderbird

» HEUREUX QUI COMME ULYSSE
Mer 16 Aoû 2017 - 21:47 par l'iconoclaste

» Nef de Nouvelle Aquitaine
Mer 16 Aoû 2017 - 12:35 par Thunderbird

» Sagesse aux belles griffes
Mer 16 Aoû 2017 - 0:39 par ibiscus

» Les voies de la réforme
Mar 15 Aoû 2017 - 16:12 par modepoete

» Enfant du mystère
Lun 14 Aoû 2017 - 22:01 par modepoete

» Ambiloup bleu
Lun 14 Aoû 2017 - 12:14 par Thunderbird

» Cosmocrocodile
Dim 13 Aoû 2017 - 12:14 par Thunderbird

» comme un regret lové
Sam 12 Aoû 2017 - 21:28 par l'iconoclaste

» Ô terre de détresse
Sam 12 Aoû 2017 - 18:35 par ibiscus

» Combat sans armes
Sam 12 Aoû 2017 - 17:14 par Stahlder

» Le vieux cheval...
Sam 12 Aoû 2017 - 17:04 par Stahlder

» Vigne de sinople et d’autrefois
Sam 12 Aoû 2017 - 12:52 par Thunderbird

» Majestueux, mais virtuel
Ven 11 Aoû 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Ambisphinx de sinople
Jeu 10 Aoû 2017 - 12:54 par Thunderbird

» Seigneur des arbres morts
Mer 9 Aoû 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Oiseau blanc
Mar 8 Aoû 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Un dinosaure à pantoufles
Lun 7 Aoû 2017 - 12:43 par Thunderbird

» Petite fille je ne connaissaiis
Lun 7 Aoû 2017 - 11:34 par ibiscus

» Un coin de plage
Dim 6 Aoû 2017 - 15:10 par Thunderbird

» Petit lion-chevalier
Sam 5 Aoû 2017 - 18:35 par Thunderbird

» Animaux des cimes
Ven 4 Aoû 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Ambiportier
Jeu 3 Aoû 2017 - 9:56 par Thunderbird

» Ambireine
Mer 2 Aoû 2017 - 12:39 par Thunderbird

» Chauve-souris verte
Mar 1 Aoû 2017 - 13:04 par Thunderbird

» Ambicanasson
Lun 31 Juil 2017 - 12:27 par Thunderbird

» Plus fort que Pégase
Dim 30 Juil 2017 - 12:26 par Thunderbird

» Nef à petites pattes
Sam 29 Juil 2017 - 12:48 par Thunderbird

» Lettre à ma mère
Sam 29 Juil 2017 - 11:00 par Lolivier

» Dame Plume et Maître Encrier
Ven 28 Juil 2017 - 21:31 par ibiscus

» Ambifucius
Ven 28 Juil 2017 - 12:08 par Thunderbird

» Seigneur taureau d’azur
Jeu 27 Juil 2017 - 12:04 par Thunderbird

» Sagesse d’un limicole
Mar 25 Juil 2017 - 12:35 par Thunderbird

» Grand cheval de sinople
Mar 25 Juil 2017 - 10:38 par Myrrha

» Écaillant la lagune.....
Mar 25 Juil 2017 - 10:30 par Myrrha

» Je passais vous dire bonjour..
Mar 25 Juil 2017 - 10:26 par Myrrha

» Sur un arbre perché
Mar 25 Juil 2017 - 10:20 par Myrrha

» Grand est mon désir
Lun 24 Juil 2017 - 15:15 par ibiscus

» Message secret
Lun 24 Juil 2017 - 14:29 par ibiscus

» L'Amour est la fleur de nos tons...
Lun 24 Juil 2017 - 11:39 par verimo

» ÉCOUTE...-extrait-
Lun 24 Juil 2017 - 11:19 par verimo

»  Mon coeur n'a rien oublié
Lun 24 Juil 2017 - 11:12 par verimo

» Nostalgie ferroviaire
Dim 23 Juil 2017 - 17:20 par Thunderbird

» re-tour
Dim 23 Juil 2017 - 7:47 par Lolivier

» Serpent nostalgique
Sam 22 Juil 2017 - 11:07 par Thunderbird

» Seigneur tourteau de sinople
Ven 21 Juil 2017 - 13:11 par Thunderbird

» A ces otages disparus
Jeu 20 Juil 2017 - 15:52 par modepoete

» Vénérable Seigneur Sanglier
Jeu 20 Juil 2017 - 10:07 par Thunderbird

» audace
Mer 19 Juil 2017 - 23:00 par ibiscus

» Moyen duc
Mer 19 Juil 2017 - 17:57 par Myrrha

» Overrated
Mer 19 Juil 2017 - 17:48 par Myrrha

» Ma rêverie
Mer 19 Juil 2017 - 17:33 par modepoete

» Légèreté. ..
Mer 19 Juil 2017 - 17:27 par Myrrha

» Dame des friandises
Mer 19 Juil 2017 - 14:33 par Thunderbird

» Abel-Baal et Baal-Caïn
Mar 18 Juil 2017 - 17:04 par Thunderbird

» L’oiseau de juillet
Lun 17 Juil 2017 - 15:54 par Thunderbird

» Le petit bonheur de mon Grand Père
Lun 17 Juil 2017 - 14:02 par modepoete

» audace
Lun 17 Juil 2017 - 9:46 par Myrrha

» Votre tendre baiser
Dim 16 Juil 2017 - 18:52 par modepoete

» Meneuse de loups
Dim 16 Juil 2017 - 13:35 par Thunderbird

» Serpent démiurge
Sam 15 Juil 2017 - 16:08 par Thunderbird

» L’oiseau de juin
Sam 15 Juil 2017 - 13:22 par Thunderbird

» Noble seigneur des oiseaux
Ven 14 Juil 2017 - 12:59 par Myrrha

» Soldat perdu
Jeu 13 Juil 2017 - 12:50 par Thunderbird

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Août 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Calendrier Calendrier

Année du coq de feu

La terza rima

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La terza rima

Message par Myrrha le Dim 13 Mar 2011 - 10:15

Forme de poème pratiquée en Italie au Moyen Âge et à la Renaissance la terza rima fut considérée comme la forme la plus vibrante de la poésie. Importé en France au XVIe s., il Importé en France au XVIe s.,
ce type de poème, de longueur indéterminée, est généralement écrit en
alexandrins
et se définit par la distribution des rimes.

La forme du poème est simple : Il est composé de tercets dont les rimes sont ordonnées par groupe de trois vers,

  • La rime du premier vers et la rime du dernier ne sont utilisées que deux fois. La rime de tous les autres,trois fois.
  • Le nombre de tercets n’est pas limité.
Le dernier vers est toujours isolé et rime avec le vers du milieu du dernier tercet.

Sa structure est fondée sur le tercet:


ABA-BCB-CDC-DED-EFE-FGF-GHG-HIH-I
Et bien sûr, on remarque que les rimes masculines et féminines alternent dans chaque tercet.


Il est intéressant de signaler que Dante a utilisé cette structure métrique pour écrire la Divine Comédie.

Exemple, de Théophile Gautier

Quand Michel-Ange eut peint la chapelle Sixtine,
Et que de l’échafaud, sublime et radieux,
Il fut redescendu dans la cité latine,

Il ne pouvait baisser ni les bras ni les yeux ;
Ses pieds ne savaient pas comment marcher sur terre ;
Il avait oublié le monde dans les cieux.

Trois grands mois il garda cette attitude austère ;
On l’eût pris pour un ange en extase devant
Le saint triangle d’or, au moment du mystère.

Frère, voilà pourquoi les poètes, souvent,
Buttent à chaque pas sur les chemins du monde ;
Les yeux fichés au ciel, ils s’en vont en rêvant.

Les anges secouant leur chevelure blonde,
Penchent leur front sur eux et leur tendent les bras,
Et les veulent baiser avec leur bouche ronde.

Eux marchent au hasard et font mille faux pas ;
Ils cognent les passants, se jettent sous les roues,
Ou tombent dans des puits qu’ils n’apercoivent pas.

Que leur font les passants, les pierres et les boues ?
Ils cherchent dans le jour le rêve de leurs nuits,
Et le jeu du désir leur empourpre les joues.

Ils ne comprennent rien aux terrestres ennuis,
Et, quand ils ont fini leur chapelle Sixtine,
Ils sortent rayonnants de leurs obscurs réduits.

Un auguste reflet de leur œuvre divine
S’attache à leur personne et leur dore le front,
Et le ciel qu'ils ont vu dans leurs yeux se devine.

Les nuits suivront les jours et se succéderont,
Avant que leur regard et leur front ne s’abaissent,
Et leurs pieds, de longtemps, ne se raffermiront.

Tous nos palais sous eux s’éteignent et s’affaissent ;
Leur âme à la coupole où leur œuvre reluit,
Revole, et ce ne sont que leurs corps qu’ils nous laissent.

Notre jour leur paraît plus sombre que la nuit ;

Leur œil cherche toujours le ciel bleu de la fresque,
Et le tableau quitté les tourmente et les suit.

Comme Buonarotti, le peintre gigantesque,
Ils ne peuvent plus voir que les choses d’en haut,
Et que le ciel de marbre où leur front touche presque.

Sublime aveuglement ! magnifique défaut !


autre exemple,
…
LE DERNIER SOUVENIR
(Leconte de Lisle , Poèmes barbares)



J'ai vécu, je suis mort. Les yeux ouverts je coule
Dans l'incommensurable abîme, sans rien voir,
Lent comme une agonie et lourd comme une foule

Inerte, blême, au fond d'un lugubre entonnoir
Je descends d'heure en heure et d'année en année,
A travers le Muet, l'Immobile, le Noir.

Je songe et ne sens plus. L'épreuve est terminée.
Qu'est-ce donc que la vie. Etais-je jeune ou vieux ?
Soleil ! Amour ! - Rien, rien. Va, chair abandonnée

Tournoie, enfonce, va ! Le vide est dans tes yeux,
Et l'oubli s'épaissit et t'absorbe à mesure.
Si je rêvais ? Non, non, je suis bien mort, tant mieux

Mais ce spectre, ce cri, cette horrible blessure ?
Cela dut m'arriver dans des temps très anciens.
O Nuit, Nuit du néant, prends-moi ! La chose est sûre :

Quelqu'un m'a dévoré le cœur, je m'en souviens

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7655
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La terza rima

Message par Thunderbird le Dim 13 Mar 2011 - 10:57

Du même Leconte de Lisle,
"Le jugement de Komor" (extraits)

* * *

La lune sous la nue errait en mornes flammes,
Et la tour de Komor, du Jarle de Kemper,
Droite et ferme, montait dans l'écume des lames.

Sous le fouet redoublé des rafales d'hiver
La tour du vieux Komor dressait sa masse haute,
Telle qu'un cormoran qui regarde la mer.

Un grondement immense enveloppait la côte.
Sur les flots palpitaient, blêmes, de toutes parts,
Les âmes des noyés qui moururent en faute.

(...)

Tiphaine tomba froide, ayant rendu son âme.
Cela fait, le vieux Jarle, entre ses bras sanglants,
Prit le corps et la tête aux yeux hagards, sans flamme.

Il monta sur la tour, et, dans les flots hurlants,
Précipita d'en haut la dépouille livide
De celle qui voulut trahir ses cheveux blancs.

(...)

Debout sur les créneaux balayés par l'orage,
Les bras tendus au ciel, il sauta dans la mer
Qui ne rejeta point ses os sur le rivage.

Tels finirent Tiphaine et Komor de Kemper.


* * *

et un hommage de Cochonfucius.
avatar
Thunderbird
A.O.C.
A.O.C.

Lion Cheval
Messages : 7166
Date d'inscription : 17/03/2010
Age : 63
Localisation : Quartier Latin
Humeur : paisible

Voir le profil de l'utilisateur http://paysdepoesie.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: La terza rima

Message par Myrrha le Dim 13 Mar 2011 - 13:00

"et un hommage de Cochonfucius."

Ou comment prendre conscience qu'une terza rima peut être extrêmement longue!... et se terminer avec humour!

(Bravo pour la performance... je n'aurais jamais le courage d'écrire un texte aussi long!)

_______________________________________________________________________________________________
le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
avatar
Myrrha
A.O.C.
A.O.C.

Lion Messages : 7655
Date d'inscription : 26/03/2010
Localisation : là-haut sur mon nuage
Humeur : des étoiles dans les yeux

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum