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Année du chien de terre

Demain...

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Demain...

Message par Fugitive le Ven 25 Mar 2011 - 16:38


Je t’appelle demain, car ce mot te ressemble
Et du soir au matin vous naviguez ensemble
Car à tout bout de champ et d’un air fatigué
Tu me jettes ce mot d’un air désespéré…

« chéri, peux-tu m’aider je n’y arrive pas «
Dis je à mon doux époux avec le fol espoir
Qu’il va lever un œil de son jeu de combat
Et venir soulever l’armoire et son miroir…

Le temps que tous mes mots arrivent à son cerveau
Dix minutes ont passé, car le chemin est rude
Sa paupière se lève, lourde comme un marteau
Son incompréhension à besoin d’une étude…

Je guette anxieusement un geste qui pourrait
Me laisser un instant croire qu’il va bouger
Son visage se ferme, il a l’air ennuyé
Morose il me regarde je vois que c'est râpé.

Je me sens défaillir, au bord de la nausée
Soudain ses lèvres bougent il va parler enfin
Ma vie est en suspend, mon cœur va exploser
Mais lui dans un soupir il me jette "demain ! "

J’ai beau tout essayer il est en léthargie
On dirait un mollusque ballotté par les flots
Et du matin au soir et malgré mes envies
J’entends ce beau refrain qui monte crescendo…

Alors, j’ai décidé que pour moi il est temps
De passer à l’action et quand viendra la nuit
Vêtue de ma nuisette sur des dessous troublants
Je vais avec ardeur attiser mon mari…

Puis quand fou de désir il voudra me croquer
Et que dans un élan il montrera sa faim
Moi d’une voix candide et avec volupté
Je lui dirai « chéri tu attendras demain »…



Dernière édition par Fugitive le Sam 26 Mar 2011 - 11:15, édité 3 fois

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Re: Demain...

Message par Thunderbird le Ven 25 Mar 2011 - 16:58

Si tu le dis à minuit moins cinq, ça ne fait que cinq minutes d'attente...
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Re: Demain...

Message par Myrrha le Ven 25 Mar 2011 - 17:08

Excellent!
Et particulièrement d'actualité en cette journée mondiale de la procrastination (art de remettre au lendemain ce qu'on n'a pas envie de faire aujourd'hui!)

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le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil
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Re: Demain...

Message par Fugitive le Ven 25 Mar 2011 - 17:27

Oui Myrrha, c'est grâce à toi que je l'ai mis celui là !!! Merci Thunder d'enfoncer le clou... vec lui 5mns c'est aussi long que 5 siècles!!!

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Re: Demain...

Message par Stahlder le Ven 25 Mar 2011 - 19:07

Pauvre mari marri....
devant son air contrit
il nous faut applaudir
des deux mains ta candeur
et ton regard vainqueur
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Re: Demain...

Message par Fugitive le Sam 26 Mar 2011 - 11:25

Candeur ? non, mais je rêve là Lui de candide il n'a que le mot, et il sait si bien en jouer de ce mot, avec son air de chien battu et cette fausse tristesse qui s'y promène, que c'est comme si l'on demandait à un bigorneau de nous réciter du Verlaine...
En réalité, il a un poil dans la main qui lui sert comme le Dr House de canne !!! Ça se voit que tu ne l'as pas chez toi !!!
heureusement qu'il a d'autres qualités scratch oui, mais bien cachées hein ! des fois que je les verrai :sleep: Bon si tu veux je le mets en viager et tu t'en occupes : il est beau, gentil, jeune, mais pas trop, et le lit est son lieu de prédilection Alors quand est-ce que tu viens le chercher ? je te l'envoie en colissimo si tu veux


Dernière édition par Fugitive le Sam 26 Mar 2011 - 12:21, édité 1 fois

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La parole est à l'accusé...

Message par °_Le Fou_° le Sam 26 Mar 2011 - 11:46






Ne pas comprendre que ma démarche est une variante de la zen-attitude me surprend venant de votre part ;

Vivre pleinement l’instant présent, comprendre que le passé est révolu et ne faire face au problème que lorsqu’il se présente… tel est l’enseignement de la voie…

Exemple :

« … Deux moines allaient de compagnie sur les chemins poudreux de la Chine des Song, au XI siècle.

L’un était tout jeune, l’autre déjà vieux mais solide et plein d’énergie.

Ils avaient encore beaucoup de chemin, des dizaines et des dizaines de « lis » avant d’atteindre le monastère de la Grande Montagne T’ien-taï où ils se rendaient.
« Visiter les montagnes pour y bruler de l’encens », telle était la formule chinoise qui désignait le pèlerinage.

Ils étaient vêtu de même manière, de robes noires aux pans retroussés dans leurs ceintures, les longues manches retenues par un cordon large passé en huit derrière les épaules, de pantalons serrés par des jambières autour des mollets et de sandales de paille ; sur la tête, un grand chapeau de bambou tressé, à la main un bâton qui pouvait devenir une arme redoutable. Ils parlaient peu, le jeune moine respectait le silence de son aîné.

Ils arrivèrent à une rivière qu’il fallait passer à gué : il y avait du courant et de l’eau jusqu’aux épaules. Au bord, une toute jeune fille se lamentait :

- Comment vais je passer sur l’autre rive ? Je ne sais pas nager, j’ai peur de l’eau !...

- Qu'à cela ne tienne dit le vieux moine, montez sur mon dos.

Ils traversèrent sans difficulté. Puis se séparèrent : au revoir et merci.

Les deux moines poursuivirent leur chemin en silence.
Trois heures plus tard, le jeune dit :


- Vous m’avez choqué tout à l’heure. Vous savez que la règle de notre monastère interdit de toucher une femme et vous, vous avez pris cette fille sur votre dos !...

- Oui, dit le vieux moine, mais moi, je l’ai déposée sur l’autre rive, tandis que toi, trois heures après, tu la portes encore. »

***

Autres exemples :

- « Je ne me flatte pas, dit saint Paul (Ph.3, 13) d’avoir déjà saisi ; je dis seulement ceci : oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être et je cours vers le but… »

Et Grégoire de Nysse ajoute : « Celui qui monte doit toujours aller de commencement en commencement par des commencements qui n’ont jamais de fin. »

Or, voici que je propose une autre alternative, en effet pourquoi faire face au problème lorsqu’il se présente alors qu’on peut le repousser au lendemain et ainsi bénéficier d’une journée supplémentaire de plénitude de l’esprit !

Ou mieux encore : reporter son problème à la veille et ainsi appliquer cette équation simple : résoudre son problème le lendemain + reporter son problème du lendemain à la veille = 0 problème = vie sereine dans la plénitude totale de l’esprit en symbiose parfaite avec le cosmos.

… Oserais-je rappeler à chacun que notre vie se termine dans un cercueil et que dans un cercueil, il n’y a pas de chaise !...


… Oserais-je, en application avec mon équation susdite, dire à ceux et celles qui se demandent ce qu’il y a après la mort, qu’ils se demandent également ce qu’il y a avant la naissance et qu’ils auront probablement la réponse !...

Voilà, Mesdames et Mes Cieux, Dames Oisives et Dames oiseaux,

C’est dans un nihilisme total que je vous laisse méditer sur mes écrits, qui, finalement, en pleine harmonie avec mon équation susdite(bis)… ne servent à rien…


ps : @ Juliette : finalement, je n’ai pas déplacé les cailloux que j’avais prévu de déplacer ce matin vu que j’étais sur l’ordi et cet après midi je fais autre chose…
… je pense que je le ferai… demain matin…

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Re: Demain...

Message par Fugitive le Sam 26 Mar 2011 - 12:23

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)



Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

- Merci !

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

Amen (moi à boire!)

Jean-Victor Joubert de Mairdre

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Re: Demain...

Message par Fugitive le Sam 26 Mar 2011 - 12:25

Le texte ci-dessus est la preuve que la fainéantise mène à tout, même au copier/coller .

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Re: Demain...

Message par °_Le Fou_° le Sam 26 Mar 2011 - 19:58

... je laisse à mes fidèles lecteurs le soin de juger de la différence entre un commentaire fait pratiquement main et un vulgaire copié/collé...

(pouf pouf!)




(du haut de ma splendeur...)

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Re: Demain...

Message par *Okana* le Dim 27 Mar 2011 - 0:48

Que vous êtes drôles, je me bidonne de vous lire tous les deux, quel talent vaous avez. Un copier, coller c'est pas si facile si tu oublies que tu en as fait plusieurs en même temps. Alors vous avez fais du beau travail. Bisous de Nicole... :b2:

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