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Mon Aïda ! ma douce folie
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Mon Aïda ! ma douce folie
Belle louve que j’ai dans la peau comme une morsure
Poison sans antidote duquel je voudrais ne jamais guérir
Merveilleuse lune dont l’absence est sœur de la torture
Sœur de mon âme et objet de mon désir !
Dans ces mots qui sèchent, je te creuse quelques maladroits vers
Une poésie à bout de souffle, un cœur qui en vient aux mots
Faute de ne pouvoir venir à toi, ma sauvage douceur !
Qui, à chaque regard, chasse mes maux et allège mes fardeaux .
Quelques mots, une confession, l’aveu de mon addiction
À tes yeux, tes sourires et ta mélancolie,
L’aveu de la morosité de mes soirées et de ma dépression
La terreur des matins sans goûter à tes joues pâlies .
Qu’on me crucifie, moi petite pute fière et indocile
Qu’on me châtie au feu jusqu’à l’obéissance
Que tu me cries ta colère et tes quêtes stériles
Et que tu battes des pieds la terre jusqu’à sa turgescence .
Qu’on me bannisse au pays des vampires et des Zombies
Qu’ils hantent mes nuits et qu’ils me sucent jusqu’à l’os.
Que tu m’alimentes d’angoisses, que tu me nourrisses aux phobies
Et sur ma hanche, que tu viennes aiguiser tes couteaux .
Mais jamais ne dis que de ma propre chair, j’ai abandonné un morceau
Que j’ai laissé seule celle que je porte en moi comme je porte mon cœur
Moi qui dans tes bras, trouve à chacune de mes angoisses un berceau
Et sur ta poitrine, l’orgasmique silence des cimetières .
Toi qui de tes sourires orne d’or la lumière
Et qui enferme dans le creux de ses lèvres des vins séculaires
Mon amour fou ! Ô combien tu me donnes la fièvre
Quand par ton simple rire, tu provoques mes extases oculaires .
Comment puis je t’oublier, toi ma sérénade automnale
Toi, ma plus belle valse ! Ma septième symphonie
Et quand bien même je le voudrai, oublierai-je mon amour viscéral
A ton addiction cellulaire, quelqu’un a-t-il déjà fuit ?
Mais au temps qui t’arrachera à moi et qui me niquera le cœur
Aux scènes qui t’éloigneront et aux hommes qui te prendront au loin
J’ai préféré te laisser aller narrer tes joies et tes pleurs
Et t’admirer, cachée, vivre et rendre les coups de poing
Dans ces longues nuits sans toi, je remoule mon être
Et aux lendemains de solitude, je dresse mon cœur
Mais mon cœur mauvais élève et mon être piètre maître
Réclament à s’époumoner tes yeux tout en fureur
Tes cheveux, leurs bouclettes et tes crises de colère
La nonchalance de tes pas et ton cou en Whiskey
Ta logique marginale et toi tout entière
Qui m’anime de déséquilibre et qui me rends Junky
Car tu vois je t’aime comme ça, trop souvent comme il ne faut pas
Mais toujours un peu plus qu’il ne faut
Entre l’amie, la sœur et l’amante, il suffit d’un pas
Et tu es tellement tout que ton absence m’arrachera à ma peau.
Les voyages au bout du monde et l’ivresse barbare
Te tenir par la main suffisait tellement à mon nirvana
Que j’ai peur de ne plus avoir assez de manière et d’art
Pour me réinventer une vie à laquelle tu n’assisterais pas
Dans ce monde à refaire, je voudrais que le temps m’arrête et nous fige
Qu’à mon regard possessif et guetteur, il ne t’enlève jamais
Mais t’aimer c’est aussi te laisser à ce train qui m’afflige
Et continuer seule ce chemin qu’ensemble nous avons baptisé
Mais la culotte jamais baissée et le poing toujours en l’air
L’une pour l’autre et l’une dans l’autre
Nous nous redessinerons des vies et nous réinventerons des repaires
Gloire à nos liens et à mon cœur qui t’adore
Et comme la nuit au jour et l’eau à la mer
La lune à la nuit et les étoiles au ciel
Tout te rendra sans cesse à moi et te gardera dans ma chair
Et mon cou frissonnera encore. Nostalgie de tes baisers de miel.
Et quand j’aurai le mal de toi et dieu combien j’en aurai !
Je m’assiérai par terre et te rejoindrai au fond de mon cœur
Ton visage se redessinera. Exorcisme d’une possédée
Ta voix résonnera et emportera toute ma langueur
Pour les heures où je n’étais pas là et celles où je ne serais plus
Ma petite reine à moi ! Dans ton cœur, regarde à ton tour
Et tu me retrouveras toujours aussi prisonnière de ton odeur et éperdue
De tes petites manies de névrosée et de ton exotisme de troubadour
Tu n’es pas de celles qu’on abandonne et jamais de celles qu’on oublie
Mais plutôt celle qu’on chérit sans limites, jusqu’à l’absurdité
Tu n’es pas celle qu’on laisse, mais celle qu’on aime pour la vie
Et qu’on voudrait garder dans soi durant des éternités
Tu es celle qui adoucit mes hivers et jette sur mes nuits
Un parfum d’infini, l’absolue délivrance !
Celle que j’aime à l’aliénation croquer comme un fruit
Et regarder danser sous le vent jusqu’à l’énivrance
Alors part ma colombe ! Quitte-moi pour d’autres hémisphères
Mais je te garderai sous l’os, dans les lèvres et sur l’épiderme
Que ton cœur m’en soit témoin, le ciel et tous les univers
Ce serait le plus grand blasphème que d’oublier une moitié de soi-même !
Poison sans antidote duquel je voudrais ne jamais guérir
Merveilleuse lune dont l’absence est sœur de la torture
Sœur de mon âme et objet de mon désir !
Dans ces mots qui sèchent, je te creuse quelques maladroits vers
Une poésie à bout de souffle, un cœur qui en vient aux mots
Faute de ne pouvoir venir à toi, ma sauvage douceur !
Qui, à chaque regard, chasse mes maux et allège mes fardeaux .
Quelques mots, une confession, l’aveu de mon addiction
À tes yeux, tes sourires et ta mélancolie,
L’aveu de la morosité de mes soirées et de ma dépression
La terreur des matins sans goûter à tes joues pâlies .
Qu’on me crucifie, moi petite pute fière et indocile
Qu’on me châtie au feu jusqu’à l’obéissance
Que tu me cries ta colère et tes quêtes stériles
Et que tu battes des pieds la terre jusqu’à sa turgescence .
Qu’on me bannisse au pays des vampires et des Zombies
Qu’ils hantent mes nuits et qu’ils me sucent jusqu’à l’os.
Que tu m’alimentes d’angoisses, que tu me nourrisses aux phobies
Et sur ma hanche, que tu viennes aiguiser tes couteaux .
Mais jamais ne dis que de ma propre chair, j’ai abandonné un morceau
Que j’ai laissé seule celle que je porte en moi comme je porte mon cœur
Moi qui dans tes bras, trouve à chacune de mes angoisses un berceau
Et sur ta poitrine, l’orgasmique silence des cimetières .
Toi qui de tes sourires orne d’or la lumière
Et qui enferme dans le creux de ses lèvres des vins séculaires
Mon amour fou ! Ô combien tu me donnes la fièvre
Quand par ton simple rire, tu provoques mes extases oculaires .
Comment puis je t’oublier, toi ma sérénade automnale
Toi, ma plus belle valse ! Ma septième symphonie
Et quand bien même je le voudrai, oublierai-je mon amour viscéral
A ton addiction cellulaire, quelqu’un a-t-il déjà fuit ?
Mais au temps qui t’arrachera à moi et qui me niquera le cœur
Aux scènes qui t’éloigneront et aux hommes qui te prendront au loin
J’ai préféré te laisser aller narrer tes joies et tes pleurs
Et t’admirer, cachée, vivre et rendre les coups de poing
Dans ces longues nuits sans toi, je remoule mon être
Et aux lendemains de solitude, je dresse mon cœur
Mais mon cœur mauvais élève et mon être piètre maître
Réclament à s’époumoner tes yeux tout en fureur
Tes cheveux, leurs bouclettes et tes crises de colère
La nonchalance de tes pas et ton cou en Whiskey
Ta logique marginale et toi tout entière
Qui m’anime de déséquilibre et qui me rends Junky
Car tu vois je t’aime comme ça, trop souvent comme il ne faut pas
Mais toujours un peu plus qu’il ne faut
Entre l’amie, la sœur et l’amante, il suffit d’un pas
Et tu es tellement tout que ton absence m’arrachera à ma peau.
Les voyages au bout du monde et l’ivresse barbare
Te tenir par la main suffisait tellement à mon nirvana
Que j’ai peur de ne plus avoir assez de manière et d’art
Pour me réinventer une vie à laquelle tu n’assisterais pas
Dans ce monde à refaire, je voudrais que le temps m’arrête et nous fige
Qu’à mon regard possessif et guetteur, il ne t’enlève jamais
Mais t’aimer c’est aussi te laisser à ce train qui m’afflige
Et continuer seule ce chemin qu’ensemble nous avons baptisé
Mais la culotte jamais baissée et le poing toujours en l’air
L’une pour l’autre et l’une dans l’autre
Nous nous redessinerons des vies et nous réinventerons des repaires
Gloire à nos liens et à mon cœur qui t’adore
Et comme la nuit au jour et l’eau à la mer
La lune à la nuit et les étoiles au ciel
Tout te rendra sans cesse à moi et te gardera dans ma chair
Et mon cou frissonnera encore. Nostalgie de tes baisers de miel.
Et quand j’aurai le mal de toi et dieu combien j’en aurai !
Je m’assiérai par terre et te rejoindrai au fond de mon cœur
Ton visage se redessinera. Exorcisme d’une possédée
Ta voix résonnera et emportera toute ma langueur
Pour les heures où je n’étais pas là et celles où je ne serais plus
Ma petite reine à moi ! Dans ton cœur, regarde à ton tour
Et tu me retrouveras toujours aussi prisonnière de ton odeur et éperdue
De tes petites manies de névrosée et de ton exotisme de troubadour
Tu n’es pas de celles qu’on abandonne et jamais de celles qu’on oublie
Mais plutôt celle qu’on chérit sans limites, jusqu’à l’absurdité
Tu n’es pas celle qu’on laisse, mais celle qu’on aime pour la vie
Et qu’on voudrait garder dans soi durant des éternités
Tu es celle qui adoucit mes hivers et jette sur mes nuits
Un parfum d’infini, l’absolue délivrance !
Celle que j’aime à l’aliénation croquer comme un fruit
Et regarder danser sous le vent jusqu’à l’énivrance
Alors part ma colombe ! Quitte-moi pour d’autres hémisphères
Mais je te garderai sous l’os, dans les lèvres et sur l’épiderme
Que ton cœur m’en soit témoin, le ciel et tous les univers
Ce serait le plus grand blasphème que d’oublier une moitié de soi-même !

paradis-artificiel- A.O.C.

-

Messages: 122
Date d'inscription: 29/01/2011
Age: 23
Localisation: Mostaganem, Algérie
Humeur: No comment
Re: Mon Aïda ! ma douce folie
Très joli. L'une après l'autre, les strophes coulent comme une eau, tantôt claire, tantôt un peu trouble.
Au seuil du paradis artificiel des amantes enfiévrées.
Au seuil du paradis artificiel des amantes enfiévrées.
lagaillette- A.O.C.

- Messages: 288
Date d'inscription: 14/07/2011
Re: Mon Aïda ! ma douce folie
Quelle déclaration!
Qui pourrait y être insensible?
Qui pourrait y être insensible?
_______________________________________________________________________________________________
Que le soleil brille dans ton cœur, même s'il fait froid


Myrrha- A.O.C.

-
Messages: 3485
Date d'inscription: 26/03/2010
Localisation: là-haut sur mon nuage
Humeur: des étoiles dans les yeux
Re: Mon Aïda ! ma douce folie
la déclaration à la hauteur de celle qui me l'a inspirée

paradis-artificiel- A.O.C.

-

Messages: 122
Date d'inscription: 29/01/2011
Age: 23
Localisation: Mostaganem, Algérie
Humeur: No comment
Re: Mon Aïda ! ma douce folie
Toi la fière beauté comment te résister
car tu as cette force, ce désir d'exister
Celle qui dans tes bras viendra se révéler
Aura à tout jamais le bonheur d'être aimée...
Ma chérie comme toujours je suis époustouflée par tes écrits puissants et dévastateurs... Tu as un réel talent et le feu qui coule dans tes veines n'est pas près de s'éteindre, car comment un volcan pourrait il s'endormir si ce n'est pour mieux nous redonner sa chaleur et sa beauté en un temps choisi...Tu es un des merveilleux cadeaux que j'ai reçu cette année au travers de tes poèmes et je t'en remercie...Gros baisers
car tu as cette force, ce désir d'exister
Celle qui dans tes bras viendra se révéler
Aura à tout jamais le bonheur d'être aimée...
Ma chérie comme toujours je suis époustouflée par tes écrits puissants et dévastateurs... Tu as un réel talent et le feu qui coule dans tes veines n'est pas près de s'éteindre, car comment un volcan pourrait il s'endormir si ce n'est pour mieux nous redonner sa chaleur et sa beauté en un temps choisi...Tu es un des merveilleux cadeaux que j'ai reçu cette année au travers de tes poèmes et je t'en remercie...Gros baisers
_______________________________________________________________________________________________
Le peu que je sais c'est à mon ignorance que je le dois...



Fugitive- Équipe de Gestation

-

Messages: 3537
Date d'inscription: 20/06/2009
Age: 65
Humeur: chagrine mais pas obstinée...
Re: Mon Aïda ! ma douce folie
Jee suis skotchée par tant de talent pour exprimer tes ressentis. Je me tais car je m'enflamme devant cette mise à nue. Prends bien soin de toi et continue d'écrire. Nicole tendresse.xxxx

*Okana*- A.O.C.

-

Messages: 1297
Date d'inscription: 26/06/2009
Age: 66
Localisation: Québec, P.Québec.
Humeur: Joviale, optimiste, amicale.

Re: Mon Aïda ! ma douce folie
Waouh !!!! la passion dévore ton poème et nous fait vibrer à l'unisson !

Stahlder- A.O.C.

- Messages: 802
Date d'inscription: 04/02/2011
Humeur: je dis ça, je dis rien...
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