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Fantasmes oniriques
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Fantasmes oniriques
J’avais été invité à un vin d’honneur que la Mairie donnait pour je ne
sais quelle occasion. Nous étions un petit groupe à deviser, philosophant sur
la vie, le bonheur. Après tout, tout lieu est bon pour ce genre
de conversation. De tous, j’étais le seul à avoir dit que j’étais parfaitement
heureux, une dame avait émis un doute ; elle avait deviné, sans savoir
lequel, un de mes secrets les plus intimes.
Là-dessus, je vais à la table où étaient servis les apéritifs. Il y avait,
comme c’est toujours le cas, un peu de presse autour de
cette table. Je me suis fait servir un Ricard bien tassé et, en me retirant
pour le savourer, je vois là, assis, et qui gênait d’ailleurs le passage, un
homme avait qui j’avais eu quelquefois l’occasion d’échanger quelques mots
amicaux mais que je n’avais pas vu depuis un moment.
C’était un homme vieilli avant l’âge, et qui portait sur le
bas de son visage un peu pustuleux les stigmates d’un vice secret. Je
l’invite ; un peu étonné, il répond à mon invitation, et nous nous mettons
à faire le tour de la salle, comme nous faisions le tour de la cour de
récréation autrefois, au Petit Séminaire où j’étais pensionnaire. Il avait
passé son bras par-dessus mon épaule, et j’ai du me dégager un peu car sa pression
m’étouffait un peu. J’aime m’aventurer sur des terres un peu osées. Mine de
rien, il m’a demandé si je n’aimais pas les bains publics, ou la plage, les
endroits où on trouve de ces gadgets « amusants ». Je lui dis que je
préférais les promenades à la campagne. Nous étions là à tâter le terrain sur
lequel nous allions nous avancer. Il se mit alors à me raconter qu’il avait été
instituteur et qu’il avait fauté. Le cas me passionnait.
Tout en faisant ainsi le tour de la cour de récréation, je
me suis mis alors à le questionner, à la manière que j’affectionne, avec toute
l’attention amicale de l’inspecteur de police qui interroge son
« prévenu ». C’est tout à fait sans perversion de ma part. Quel âge
il avait ; s’il était en retraite ; s’il avait été réintégré après
une période d’épreuve …..
Je lui ai proposé d’écrire pour évacuer ses fantasmes ;
j’imaginais à l’avance ce qu’il raconterait ainsi des jeux érotiques avec les
petits garçons ; ça ne fait de mal à personne de lâcher la bride à son
imagination ?
Ne cherchez pas la logique de cette histoire.
sais quelle occasion. Nous étions un petit groupe à deviser, philosophant sur
la vie, le bonheur. Après tout, tout lieu est bon pour ce genre
de conversation. De tous, j’étais le seul à avoir dit que j’étais parfaitement
heureux, une dame avait émis un doute ; elle avait deviné, sans savoir
lequel, un de mes secrets les plus intimes.
Là-dessus, je vais à la table où étaient servis les apéritifs. Il y avait,
comme c’est toujours le cas, un peu de presse autour de
cette table. Je me suis fait servir un Ricard bien tassé et, en me retirant
pour le savourer, je vois là, assis, et qui gênait d’ailleurs le passage, un
homme avait qui j’avais eu quelquefois l’occasion d’échanger quelques mots
amicaux mais que je n’avais pas vu depuis un moment.
C’était un homme vieilli avant l’âge, et qui portait sur le
bas de son visage un peu pustuleux les stigmates d’un vice secret. Je
l’invite ; un peu étonné, il répond à mon invitation, et nous nous mettons
à faire le tour de la salle, comme nous faisions le tour de la cour de
récréation autrefois, au Petit Séminaire où j’étais pensionnaire. Il avait
passé son bras par-dessus mon épaule, et j’ai du me dégager un peu car sa pression
m’étouffait un peu. J’aime m’aventurer sur des terres un peu osées. Mine de
rien, il m’a demandé si je n’aimais pas les bains publics, ou la plage, les
endroits où on trouve de ces gadgets « amusants ». Je lui dis que je
préférais les promenades à la campagne. Nous étions là à tâter le terrain sur
lequel nous allions nous avancer. Il se mit alors à me raconter qu’il avait été
instituteur et qu’il avait fauté. Le cas me passionnait.
Tout en faisant ainsi le tour de la cour de récréation, je
me suis mis alors à le questionner, à la manière que j’affectionne, avec toute
l’attention amicale de l’inspecteur de police qui interroge son
« prévenu ». C’est tout à fait sans perversion de ma part. Quel âge
il avait ; s’il était en retraite ; s’il avait été réintégré après
une période d’épreuve …..
Je lui ai proposé d’écrire pour évacuer ses fantasmes ;
j’imaginais à l’avance ce qu’il raconterait ainsi des jeux érotiques avec les
petits garçons ; ça ne fait de mal à personne de lâcher la bride à son
imagination ?
Ne cherchez pas la logique de cette histoire.
lagaillette- A.O.C.

- Messages: 288
Date d'inscription: 14/07/2011
Re: Fantasmes oniriques
Parfois, parce qu'on voudrait comprendre, on touche à un point délicat, hyper sensible... et qui peut faire très mal. La pédophilie c'est aussi se "repaître" des histoires abominables des autres.
_______________________________________________________________________________________________
Que le soleil brille dans ton cœur, même s'il fait froid


Myrrha- A.O.C.

-
Messages: 3487
Date d'inscription: 26/03/2010
Localisation: là-haut sur mon nuage
Humeur: des étoiles dans les yeux
Re: Fantasmes oniriques
Qui sait quelle est la meilleure façon d'exorciser les monstres qui sommeillent en nous ?
lagaillette- A.O.C.

- Messages: 288
Date d'inscription: 14/07/2011
Re: Fantasmes oniriques
C'est peut-être pour ça qu'on voit tant de films sur ce sujet?
Sinon, la meilleure façon, c'est probablement de se faire soigner? à condition de comprendre et d'accepter qu'on est malade!
Sinon, la meilleure façon, c'est probablement de se faire soigner? à condition de comprendre et d'accepter qu'on est malade!
_______________________________________________________________________________________________
Que le soleil brille dans ton cœur, même s'il fait froid


Myrrha- A.O.C.

-
Messages: 3487
Date d'inscription: 26/03/2010
Localisation: là-haut sur mon nuage
Humeur: des étoiles dans les yeux
Les réprouvés
Lorsqu’avec ses enfants, vêtus de peaux de bêtes
Caïn s’était enfui de devant l’Eternel
Il portait sur son front la marque indélébile
Du meurtre de son frère.
Caïn dit à IHVH-Adonaï: « Mon tort est trop grand pour être porté.
Voici, aujourd’hui tu m’as expulsé sur la face de la terre fertile.
Je serai errant sur cette terre et qui me trouvera me tuera. »
IHVH-Adonaï lui dit:
« Tout tueur de Caïn subira sept fois vengeance. »
Il met un signe sur Caïn, pour que tous ceux qui le trouvent ne le frappent pas.
Livre de la Genèse Ch II versets 13-15
Moi, dans ma déchéance
Je n’ai pas cette chance.
Je n’ai pas de désert où je pourrais m’enfuir.
Cacher la marque indélébile
De mon infamie.
Quand je caressais ces petits si mignons
Assis sur mes genoux
Inconscient que j’étais
Je les voyais sourire
Un peu gênés peut-être
Et pourtant consentants.
Je n’y voyais pas mal.
Le jour où le dirlo m’a surpris,
j’ai compris.
Comme au jardin d’Eden
Mes yeux se sont ouverts
Sur la faute inexpiable.
Et que jamais, jamais
Nul ne me pardonnerait
J’ai été un peu sermonné, ce n’était qu’un accident de parcours ;
j’ai été muté ailleurs, avec une classe de plus grands,
je rêvais souvent des petits ;
les parents d’élèves ont su mon passé ;
remuté ;
alors j’ai replongé ;
interdit d’approcher les enfants ;
dépression ;
longue maladie ;
médicaments ;
rééducation ?
Et ce regard sur moi, qui me colle à la peau.
Le violeur d'enfants.
J’ai appris l’art du chasseur à l’affût,
caché derrière un arbre, je les regarde de loin ;
il m’est arrivé aussi d’approcher,
d’ouvrir mon imper sur ma nudité pour faire peur aux petites filles.
Je vis seul dans mon appart crasseux ;
Non, pas seul ;
J’ai des chats ;
Ils sont doux à caresser, les chats.
Sur ma face blême, je porte le stigmate de mon vice.
A 40 ans, j’ai pris le visage et l’allure du vieux vicieux.
Ce vieux vicieux, c’est moi.
Je trouve un certain plaisir
dans cette horreur que j’ai de moi-même,
dans la répulsion que j’inspire.
Caïn voyait la haine dans les yeux de ses neveux qu’il rencontrait.
Moi, je n’y vois que la répulsion, le dégoût.
Caïn s’était enfui de devant l’Eternel
Il portait sur son front la marque indélébile
Du meurtre de son frère.
Caïn dit à IHVH-Adonaï: « Mon tort est trop grand pour être porté.
Voici, aujourd’hui tu m’as expulsé sur la face de la terre fertile.
Je serai errant sur cette terre et qui me trouvera me tuera. »
IHVH-Adonaï lui dit:
« Tout tueur de Caïn subira sept fois vengeance. »
Il met un signe sur Caïn, pour que tous ceux qui le trouvent ne le frappent pas.
Livre de la Genèse Ch II versets 13-15
Moi, dans ma déchéance
Je n’ai pas cette chance.
Je n’ai pas de désert où je pourrais m’enfuir.
Cacher la marque indélébile
De mon infamie.
Quand je caressais ces petits si mignons
Assis sur mes genoux
Inconscient que j’étais
Je les voyais sourire
Un peu gênés peut-être
Et pourtant consentants.
Je n’y voyais pas mal.
Le jour où le dirlo m’a surpris,
j’ai compris.
Comme au jardin d’Eden
Mes yeux se sont ouverts
Sur la faute inexpiable.
Et que jamais, jamais
Nul ne me pardonnerait
J’ai été un peu sermonné, ce n’était qu’un accident de parcours ;
j’ai été muté ailleurs, avec une classe de plus grands,
je rêvais souvent des petits ;
les parents d’élèves ont su mon passé ;
remuté ;
alors j’ai replongé ;
interdit d’approcher les enfants ;
dépression ;
longue maladie ;
médicaments ;
rééducation ?
Et ce regard sur moi, qui me colle à la peau.
Le violeur d'enfants.
J’ai appris l’art du chasseur à l’affût,
caché derrière un arbre, je les regarde de loin ;
il m’est arrivé aussi d’approcher,
d’ouvrir mon imper sur ma nudité pour faire peur aux petites filles.
Je vis seul dans mon appart crasseux ;
Non, pas seul ;
J’ai des chats ;
Ils sont doux à caresser, les chats.
Sur ma face blême, je porte le stigmate de mon vice.
A 40 ans, j’ai pris le visage et l’allure du vieux vicieux.
Ce vieux vicieux, c’est moi.
Je trouve un certain plaisir
dans cette horreur que j’ai de moi-même,
dans la répulsion que j’inspire.
Caïn voyait la haine dans les yeux de ses neveux qu’il rencontrait.
Moi, je n’y vois que la répulsion, le dégoût.
Dans ma déchéance
Aurais-je un jour la chance
D’une épaule amicale
Un enfant de la balle
Qui, dans un premier temps
Se ferait complaisant
Sans doute un peu complice
De mon horrible vice ?
Ami plein d’attention
Et qui peut-être, enfin
M’ouvrirait le chemin
De la rédemption.
Aurais-je un jour la chance
D’une épaule amicale
Un enfant de la balle
Qui, dans un premier temps
Se ferait complaisant
Sans doute un peu complice
De mon horrible vice ?
Ami plein d’attention
Et qui peut-être, enfin
M’ouvrirait le chemin
De la rédemption.
lagaillette- A.O.C.

- Messages: 288
Date d'inscription: 14/07/2011
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